Tant de choses...

Publié le par medicaland.over-blog.fr

Je ne vous ai pas parlé des hospitalisations. Je ne vous souhaiterai même pas bonne année. Je suis en retard. Bon, tout ça c'est fait, mea culpa !

 

Un jour, peut-être, je vous causerai de la vie de château. Un jour, sans doute. Ou pas. J'aime toujours autant écrire mais tout défile si vite dans ma petite vie que j'ai du mal à ordonner les pensées. Je suis là, de manière sporadique à mon grand regret, mais... je suis là, quand même.

 

Alors comme ça l'année nouvelle commence... elle s'est achevée pour moi d'une manière douce-amère, et a commencé de pareille façon. Un homme que j'aimais beaucoup, le père de celle que, pour toujours, je vois comme ma petite soeur, est mort.

 

Et si je n'ai nulle envie de vous entretenir des joies de la visite au funérarium à une personne, qui, pourtant, a eu l'extrême obligeance de m'écouter sans chercher à me contredire ni à faire quelque geste d'agacement que ce soit pour cause d'immobilité forcée, ce qui reste très appréciable, ce décès suivi d'évènements plus joyeux, m'a fait cogiter sur bien des choses.

 

Rassurez-vous, je vais vous épargner le préchi-précha "la vie est belle malgré tout, la mort n'est pas une fin...", je ne suis pas d'humeur. Selon les croyances et la philosophie de vie des gens, on se fera son avis sans moi. Non mais oh ! Je ne suis pas directrice de conscience, moi ! Je suis plus du genre à me poser tout un tas de questions en vrac, sur l'univers, la vie et tout le reste. Et le premier qui me sort "la réponse est 42", je lui assène un amical coup de hache sur le nez.

 

Mais avant de vous déballer l'interro surprise, causons un peu de ces bonnes choses arrivées qui font que je ne peux même pas me plonger uniquement dans le gaiement morbide... C'est vrai quoi ! Si on ne peut pas déprimer égocentriquement en paix, où va le monde ?

D'abord, Lui. L'ami, le frère et accessoirement, la future nounou du bébé. Un homme extraordinaire qu'avec mon cher et tendre, j'héberge depuis un mois. Patient, fiable et toujours à l'écoute, il est devenu une attache forte et précieuse. Il va bientôt repartir un temps, mais il est bon d savoir que je peux compter, de près comme de loin, sur lui. Je ne vais pas vous en faire un éloge en trois pages, mais venez vite chez nous manger ses bons petits plats !

 

Ensuite, quitte à abandonner cinq minutes mon cynisme légendaire, je vais m'extasier sur la passation de ma première échographie officielle-obligatoire... et, pour ne pas trop perdre la main sur les sarcasmes, commençons avant tout avec un petit mot sur Dockinou, mon médecin traitant.

 

Il est bien, Dockinou, une blouse blanche comme je les aime : à l'écoute, gentil, doux... mais s'il y a un domaine où je vais éviter de compter sur lui, c'est précisément la grossesse. C'est un poil ennuyeux sur les bords en ce moment, vous en conviendrez ! Mais bon, voir ce brave homme devenir un peu blanc sur les bords et me dire en paniquant légèrement "mais j'y connais rien, moi, à la grossesse ! Je sais pas comment ça se gère, les examens à faire... c'est pas mon truc !" m'a fait prendre conscience que si je voulais lui éviter la crise cardiaque, j'avais intérêt à le ménager .

 

Bref, le lendemain, échographie en compagnie de mon cher et tendre. Et je peux vous dire qu'entendre des battements de coeur affolés sur fond de musique classique, ça fait son petit effet !  Et de voir un truc qui ressemble vaguement, dans le noir et de loin, à un être humain sur écran, c'est... intéressant. J'étais troublée et émue... et terrifiée par cette marque soudaine de la réalité des choses. Tout "va bien", certes, mais y a moyen de mettre pause ? Etrange hasard, le médecin (très gentil et attentionné, deux en deux jours, c'est la saison ? Ce doit être comme pour les champignons...) a fait toutes ses études à la maternité où je me suis inscrite et ne m'en dit que du bien... Mazette, tous les intervenants de cette grossesse se seraient-ils donné le mot pour contrarier mes grognements contre Médicaland ?

 

J'ai pris la main de mon cher et tendre, j'ai senti son angoisse qui rejoignait la mienne, nous avons écouté un coeur, vu des images et chaviré d'émotions différentes pour chacun...

 

Bon, c'est bon, on peut arrêter un moment la guimauve et les violons ? Revenons un peu à la torture de méninges promise !

 

1 ) A la fin du rendez-vous avec Madame Echographie, cette dernière nous parle du dépistage prénatal de la trisomie 21. Dans un premier temps, très spontanément, je ne me sens pas intéressée.  C'est plus tard dans la journée qu'en en recausant avec l'homme que j'aime, qui, je l'avoue a peut-être son mot à dire sur l'affaire, que ma réaction se nuance : il exprime sa peur : père, oui, bon, il peut s'y faire, mais père d'un enfant trisomique, il ne se sent pas d'assumer.  Et à la réflexion, je ne suis pas certaine, moi non plus, de pouvoir tenir ça. Gérer l'éducation d'un marmot, pour une fille qui a de base le même amour pour les bambins que pour une salade de cigüe, ce n'est déjà pas gagné. Rajoutons à ça un passé aussi calme et lisse qu'un champ de bataille, une santé physique et psychique légèrement hasardeuse... autant vous dire que non, mon bien-aimé et moi-même ne partons pas sur une autoroute, mais davantage sur une chouette route de montagne, du genre avec virages en épingle et éboulements possibles tous les cent mètres et demi. Alors remettre une dose de piquant, eh bien comment dire... non ? Il y a un moment où il ne faut pas abuser des bonnes choses.

 

Donc, ci un dépistage prénatal mène à une suspicion de trisomie 21, que faire ? Que dire ? IMG ? Tout mon être se révolte à cette idée. Adoption ? La protestation instinctive est à peine moins forte, d'autant que je considèrerais ça davantage encore aujourd'hui comme un échec qu'il y a deux mois, où je ne savais pas encore si je garderai le bébé et où cette hypothèse déchirante avait été envisagée. Le garder ? Voir plus haut...

2) Bon, vous me direz, la trisomie 21, c'est tout de même assez rare... mais tout autre handicap ? Moteur, mental ou psy ? Il y a des facteurs de risque, entre mes antécédents et une grossesse compliquée par les crses de dépersonnalisation. Et là aussi, la peur s'installe un peu.Elle reste raisonnée, je sais que la probabilité n'est pas immense, loin de là ! Mais... les rivages du merveilleux mode des "et si" ne sont jamais loin du cerveau d'une hystérique.

Deux-trois avis là-dessus avant de continuer ?

Publié dans Présentation

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Pépéhème 12/11/2012 16:19

Quoi de neuf depuis tout ce temps ?

medicaland.over-blog.fr 18/11/2012 21:01



Réveil très tardif, mais article promis :p



lambertine 12/04/2012 20:10

Ca faisait un sacré bout de temps que je n'étais plus venue...
Bonne chance, Blandine, pour toi, zhom et le bébé.
Je n'ai pas de conseil à te donner. Je ne sais pas si on peut en donner pour ce genre de choses. Je peux juste vous envoyer de gros bisous.

medicaland.over-blog.fr 29/12/2012 18:58



C'est déjà énorme, ma Dame...



dan 17/03/2012 21:30

Vous donner un avis m'est impossible : j'aurais trop peur de me tromper. Mais comment allez-vous ? De tout coeur, j'espère bien. Je passe de temps en temps dans l'espoir d'avoir de vos nouvelles.
:-)

medicaland.over-blog.fr 18/11/2012 21:00



Presque un an plus tard... le blog va sans doute reprendre. Promis



PS & LL 19/02/2012 17:42

Il vaut mieux prévenir que guérir !

pépéhème 18/02/2012 22:04

Pareil. Mais on a été plus "nature". Accouchement à la maison (c'est pas une maladie de porter un enfant) et aucune médicalisation. Pour le second enfant, on a pas fait d'échographie. Mon ex était
un peu sauvage, mais anti-médecine, et moi plutôt anti-emmerdes. Cela se rejoint un peu, dans le sens où un enfant non viable ne sera pas confié à la médecine pour le faire survivre malgré
tout.
Au final ou a eu du bol, et on a 2 superbes bibounes qui ont maintenant presque 7 et 11 ans, et qui n'ont jamais vu un vaccin, un antibiotique ou une école : libres enfants de Summerhill ;-)
On s'est séparé, mais c'est une autre problème.
En tout cas, si tu peux éviter les vaccins, ou du moins les faire le plus tard possible, et que ceux requis pas la loi (la vente forcée des labo impose de pentavalents ou hexavalent, alors qu seuls
les 3 "légaux" sont tétanos, tuberculose, polio). Des maladies qui n'existent plus même chez nos voisins qui ne vaccinent pas (Anglais, Allemands etc.).
Mais tu es jeune, la trisomie est peu probable.
Et sachez aussi que l'amniosynthèse est risquée (peut faire perdre le bébé).
Je vote donc la confiance ... plutôt que la médecine ;-)